You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
L'affection psychotique, ses productions multiples, le désêtre dont elle aliène le sujet pourraient, dans la majorité des cas, ne s'installer que secondairement, dans l'après-coup d'un état mélancolique aussi silencieux que dévastateur. Ainsi le processus psychotique « guérirait » l'être de la fracture du moi engendrée par l'identification mélancolique par la voie radicale du désêtre.
Le processus analytique est, dans son principe, à l'opposé absolu du processus psychotique ainsi entendu : il rassemble et unifie sous le primat de la parole et du moi, là où la psychose clive et rejette. Analyser un patient est substituer un processus à l'autre. L'origine mélancolique de la psychose serait ce qui la rendrait difficilement accessible au traitement analytique.
L'écriture freudienne a su prendre en compte cette donnée tardive de l'expérience analytique : l'évolution des concepts de projection et de refoulement, entre première et deuxième topique, témoignerait de la solution virtuelle que Freud entrevoyait pour l'énigme de la psychose.