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Confrontée à la similitude angoissante entre les récits, récemment publiés, d'un consul américain rapportant les procédés d'extermination des Arméniens en 1915 et ceux relatés dans le journal de son propre père, l'auteur s'interroge sur les modalités de filiation après un traumatisme collectif mis en œuvre et vécu dans le « secret » : Comment le contenu impensable de ce crime « secret » peut-il habiter la psyché ? De quel clivage détermine-t-il l'image du corps, les positions identificatoires, le rapport au Nom et au monde chez les descendants de survivants à une hécatombe inélaborable et « clandestine » qui, engloutissant les habitants de tout un pays a mis fin à leur culture ?