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Avec la parution d'un livre récent, La violence et la vie (La face cachée de l'Œdipe), Jean Bergeret prolonge les avancées qu'il proposait dans un premier ouvrage paru il a dix ans, La violence fondamentale (L'inépuisable Œdipe)2, avancées qui, depuis, sont devenues familières pour ceux qui portent intérêt aux travaux psychanalytiques des auteurs contemporains. L'intérêt de ce nouveau livre réside dans la reprise d'un dialogue, et la proposition d'une discussion, non seulement avec ses collègues psychanalystes, psychiatres et psychologues, mais aussi, comme l'auteur l'écrit, « avec un certain nombre d'acteurs appelés à entrer en jeu dans notre vie sociale contemporaine » ainsi qu'avec l' « honnête homme », interpellé dans une époque où se posent tant de questions à propos de la violence et de ses effets. Outre la reprise et l'explicitation très argumentée de la thèse que l'auteur défend, concernant les aspects métapsychologiques du concept de violence fondamentale, une importante partie de l'ouvrage développe certaines applications théoriques et cliniques de ce concept dans une réflexion qui englobe les rapports de la violence avec la famille, l'adolescence, l'amour, le vécu religieux et la drogue. Le traitement psychanalytique de la violence, ainsi que son éventuelle prévention forment une troisième partie, conclusive, de cet ouvrage.
Par la mise en perspective du concept de violence fondamentale, Jean Bergeret entend éclairer une notion qui cherche à rendre compte de la dimension dynamique