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Claude le Guen, sept ans après le volumineux rapport présenté à Paris au Congrès des Psychanalystes de Langue française, publiait Le refoulement.
Nécessairement limité par les 128 pages imposées par la collection, il choisit de s'en tenir à Freud, négligeant toutes les autres perspectives métapsychologiques, et au seul refoulement comme processus de défense.
En huit chapitres, il réorganise une part importante de la métapsychologie, tant au niveau théorique qu'au niveau de ses applications cliniques, dans la compréhension et la conduite de la cure analytique.
Partant de l'invention et de l'élaboration du concept par Freud, de son rôle central dans la découverte de l'Inconscient et de ses prolongements dans la deuxième topique et la théorisation de l'angoisse, C. Le Guen décrit un processus de refoulement « alimenté » en quelque sorte par un double mouvement: attraction par le déjà refoulé et lutte pour laisser ce refoulé là où il est.
S'il y a un déjà refoulé, qu'en est-il du tout premier refoulement, refoulement originaire ?
L'auteur lie étroitement sa mise en place à la constitution du Moi, telle qu'il l'a décrite dans son ouvrage L'Œdipe originaire. Dans une perspective quasi génétique, il nous en décrit les organisations successives :
— les refoulements primaires qui découlent des premières protections mises en place, aussi bien pour lutter contre une force excessive de l'excitation que pour pallier aux effractions ou aux carences du pare-excitation ;
— les refoulements secondaires ou refoulements proprement dits qui sont étroitement liés au développement du Surmoi, celui-ci transforme un plaisir - satisfaction souhaitée de la pulsion - en un déplaisir, éprouvé dans le Moi qui, par la perception du signal d'angoisse, déclenchera le processus de refoulement.