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Études freudiennes clôt son n° 36 sur un entretien tout à fait dynamique et intéressant qu'avait eu, en 1984, Danièle Brun avec Juliette Favez-Boutonnier qui fut une figure importante de la psychanalyse puisqu'elle participa à la création du CMPP Claude Bernard, à Paris en 1946, avec G. Maucp, F. Dolto et d'autres psychanalystes, et qu'elle défendit sans relâche, comme Lagache, le principe de l'analyse laïque.
Elle est morte en avril 1994, à Paris, et la revue L'Évolution psychiatrique lui rend hommage dans son numéro de décembre intitulé « Mélancolie, maladie d'amour »1. J. Favez-Boutonnier était en effet l'ancienne présidente de la revue qui annonce, par ailleurs, dans cette même publication, que L'Évolution psychiatrique a été sélectionnée par l'Institute for Scientific Information pour être indexée dans les Current Contents, à la rubrique « Social and Behavioral Sciences » (cc/s & BS).
Dans ce numéro Marie-Michèle Bourrat, psychiatre et psychanalyste à Limoges, aborde dans son article « La tombe était vide. Travail du deuil et mort subite du nourrisson » les problèmes entourant ce drame dont les causes demeurent inconnues et qui reste un sujet assez rarement traité par les auteurs.
Dans son travail de recherche « clinique, évaluative et prospective », elle s'est centrée sur les familles dans lesquelles un autre enfant était conçu après le décès du bébé précédent. On lira avec le plus grand intérêt cette observation clinique que M. M. Bourrat nous rapporte et qui lui permet de conclure sur l'idée très fructueuse que « pour qu'un véritable travail de deuil se mette en route, encore faut-il que ce bébé mort puisse être “remis en vie” … La réactualisation