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« Brave petit Hans », s'exclamait Freud dans une note de bas de page de son « Analyse d'une phobie chez un petit garçon de 5 ans ». Sous le titre « Être psychanalyste d'enfants après Freud », le n° 36 d'Études freudiennes présente un recueil d'articles où nous retrouvons en premier chef, comme il se doit, le petit Hans, à propos duquel Danièle Brun montre avec beaucoup de clarté les avancées fulgurantes, mais aussi les reculades, les limites de l'élaboration des positions de Freud dans ses recherches théoriques. Elle rappelle que c'est un mois après avoir écrit à Fliess qu'il ne croyait plus à sa neurotica que Freud, « poursuivant son auto-analyse, découvre en lui-même tout ce que en tant qu'auditeur il découvrait jusqu'alors chez ses patients » : problème épineux de la séduction qui conduisit Freud à envisager la sexualité féminine de la manière contestable que l'on connaît. Or, souligne D. Brun, même si Freud incitait ses élèves à s'intéresser aux productions psychiques des enfants, il ne considéra jamais la psychanalyse des enfants que comme une application de la psychanalyse des adultes. Et ce n'est qu'avec Anna Freud et Melanie Klein que la psychanalyse d'enfants prit son essor, animant, et envenimant, vite les débats théoriques - et cliniques - autour de la question du développement du moi et du surmoi. Domestic quarrel, diagnostiquait Freud à propos de ces divergences dont la violence d'expression lui fit dire en 1927: « Serais-je ainsi visé, puisque Anna est ma fille ? »
C'est encore sur le terrain de ces « Enjeux d'une controverse interanalytique » que J. C. Stoloff nous invite à le suivre, s'étonnant que la controverse n'ait « pas abouti à une scission, mais à une coexistence des deux courants de pensée dans la société britannique ». Il rappelle très utilement l'historique de l'établissement de cette « paix armée » entre les tenants des deux protagonistes : Anna Freud et Melanie Klein dont les techniques analytiques, différentes, découlaient de leurs concep