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Dans la section: « Psychoanalysis and the Arts and Sciences », de Ross M. Skelton, Bion's use of modem logic.
L'auteur commence son article, en regrettant la méfiance des psychanalystes envers la logique ; il rappelle l'intérêt que n'a cessé de lui porter Freud, dès la Traumdeutung, suivi en cela par Ferenczi, Hermann, Matte-Blanco, Bion et Lacan. Le lecteur français joindra bien évidemment Michel Neyraut à cette liste (Les logiques de l'inconscient, Hachette, 1978).
C'est avec la logique dite « moderne » que Ross M. Skelton projette de familiariser le lecteur, remarquant la « résistance » du psychanalyste à se préoccuper de ce qui est de l'ordre du raisonnement, conçu comme « résistance » à la cure. « La logique serait-elle une matière froide, un “sujet pour maîtres d'écoles”, comme aurait dit Heidegger ? » L'auteur note que la logique que n'utilisent pas les psychanalystes est aussi celle que les logiciens eux-mêmes n'utilisent plus. Les syllogismes n'auraient qu'un intérêt historique pour la logique moderne, telle que Hodges (1977) la définit, à savoir « l'étude des systèmes de croyance ayant quelque consistance ». Plutôt que de s'attacher à distinguer les différentes logiques qui se présentent dans le discours d'un patient, voire d'en étudier les registres métapsychologiques, ce qui intéresse l'auteur est la manière dont agit, dans la cure, une présupposition inconsciente (par exemple, « mon analyste veut que je sois comme lui » - ou bien - « il ne faut faire confiance à personne ») ; il note évidemment aussi que de telles présuppositions inconscientes peuvent être présentes chez le psychanalyste… Et, bien sûr, tant que de telles croyances, avec leurs conséquences sur le fonctionnement psychique de chacun des deux protagonistes de la scène analytique, n'ont pas été détectées et interprétées, le processus se