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Il n'est pas impossible que la rigueur de leur recherche respective éloigne chaque jour davantage l'une de l'autre psychanalyse et psychiatrie, malgré une ancienne et apparente parenté. La pathologie psychiatrique de l'adulte ne serait alors, pour la psychanalyse, que l'impasse nosographique d'un problème mal posé ou d'un état de fait qui n'est plus de son ressort. Ce serait, en fait, réduire l'inestimable apport de la psychanalyse à la seule interprétation du sens inconscient des symptômes, en considérant le poids des choses au regard étroit d'un facteur économique. Or la psychanalyse, au-delà de son aire d'activité spécifique, à travers sa puissante capacité de mise en perspective des autres causalités, et à partir des concepts de la métapsychologie, peut prétendre à se poser comme référence scientifique pour une pathologie psychiatrique dont l'évolution décroche du sens dans une certaine autonomie et que la deuxième topique de la théorie freudienne est en mesure d'éclairer plus précisément. Non sans nous avoir posé, depuis Freud, des questions fondamentales, auxquelles on a négligé de répondre, et qui nous invitent à aborder un large espace de recherche.