You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Dans les cas que nous envisageons (certains états, psychotiques ou Borderline, certaines maladies psychosomatiques, névroses narcissiques, ou de caractère, etc.) la pauvreté ou l'absence de fantasmes, dans une distanciation objectale, non encore advenue, signe le plus souvent la carence d'une organisation préconsciente efficace qui nous a imposé la nécessité d'une variante du cadre faisant appel de manière plus systématique aux effets de la présence manifeste facilitant par appropriation spéculaire le retour auto-érotique au sujet qui s'instaure, avec la mise en soutien systématique sur des appuis perceptifs divers: visuels, tactiles, olfactifs, auditifs, ou moteurs par partage de certains éprouvés de proximité à fonction étayante ou auto-étayante (régression).
Cette perspective interpelle le patient au-delà du cadre classique. Cet apport incontournable d'un appui sur la spécialisation et la matérialisation concrète des liens vient ajouter au pouvoir sémantique d'une évocation verbale, le complément sémiotique du geste, de la mimique ou du comportement qui l'instaure ou le conforte dans la pratique des échanges verbaux.
Ce cadre particulier et complémentaire doit venir s'adapter au fonctionnement du patient (et non l'inverse) il est appelé pour cela cadre à géométrie variable (de type psychodrame) ou gestion groupale que nous développons dans l'article, et doit donc être mis à part du cadre traditionnel de la psychanalyse qu'il complète en s'en différenciant métapsychologiquement.