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Pour susciter la pulsion libidinale, le diable le sait, il faut un objet. Ici, dans le mythe de la Guiablesse — un vieux mythe martiniquais qui laisse aujourd'hui encore traces et scories dans l'inconscient collectif —, il propose son corps. Un corps d'une beauté exceptionnelle, corps propre du diable, beau jusqu'au dévoilement final de la laideur diabolique. Cette femme apparaît à midi sur l'habitation qu'elle traverse sans s'arrêter. Cette fierté provoque l'homme qui doit se décider rapidement : s'en éloigner ou la suivre.
Cet article vise à proposer une explication de ce mythe, car le détachement de la communauté, le choix de l'accompagnement de la femme dans son errance est symboliquement puni de mort.