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Le n° 6 est consacré à la relation d'objet et à l'importance relative de la pulsion et de l'objet dans la constitution du psychisme.
« Ils sont bien étranges, ces psychanalystes. Depuis près de cent ans qu'ils cherchent, ils n'ont pas encore trouvé leur objet ! » (A. Lussier).
Winnicott est très présent dans les différents articles de cette revue. On y retrouve ses grandes idées :
— l'élément féminin pur et masculin pur, la tolérance au paradoxe (E. Michon, « Winnicott masculin féminin ») ;
— l'objet trouvé plutôt que retrouvé (A. Lussier, « L'objet et le rien ») ;
— la zone d'illusion et l'utilisation de l'objet (J.-P. Bienvenu, « La relation d'objet et la rencontre analytique »).
Ce dernier auteur, J.-P. Bienvenu, évoque aussi le plaisir de l'analyste, dont on parle si rarement, plaisir à se sentir façonné par l'analysant, à se sentir vivant aux yeux d'un autre.
P. Drapeau dans « La science et le point de vue du jardinier » nous livre un article passionnant dans lequel il situe Winnicott par rapport à Freud. Il met en valeur les concepts freudiens que Winnicott soumet à la destruction pour les réélaborer dans un langage qui leur donne une nouvelle vie. A partir de la rencontre imaginaire de deux enfants mythiques, l'enfant de Freud et celui de Winnicott, il établit des ponts entre les deux théories, précisant la complémentarité entre celles-ci. Pas à pas, à partir de la relecture des textes les plus importants de Freud, P. Drapeau s'attache à nous montrer comment s'enracinent les apports essentiels de Winnicott ; son idée majeure étant que celui-ci a développé en l'enrichissant le versant moïque de la première théorie des pulsions.
Ce travail n'est que la première partie d'un article qui se poursuivra sur le rapport Winnicott-Klein, que nous souhaitons aussi explicite.