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La « talking cure », ainsi nommée par Anna O. et découverte par Freud, s'est largement répandue et diversifiée au cours de ce siècle. Nous avons pour objectif dans cet article de mettre en évidence plusieurs points qui nous semblent définir le processus analytique. Nous pensons que les futurs progrès en psychanalyse proviendront de l'étude clinique des frontières, des limites et des échecs de la psychanalyse. C'est la raison pour laquelle nous avons centré nos recherches sur le non-processus analytique, c'est-à-dire sur ses butées. Ceci nous a amenés à introduire les termes suivants : « champ », « bastion », « second regard ». Lorsque le processus achoppe, l'analyste doit s'interroger sur les obstacles qui sont en cause. Ces obstacles qui ont trait au transfert de l'analysant et au contre-transfert de l'analyste soulèvent des problèmes complexes. L'arrêt du processus nous confronte directement à la nature du mouvement et de la temporalité qui lui sont inhérents. Si le processus doit se poursuivre, quels sont les moyens à mettre en œuvre ? Nous définissons cette dialectique propre aux processus et aux non-processus comme un travail visant à surmonter les obstacles qui détermineront sa réussite comme son échec.