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Sur un corps mou, une tête de proie et de prise, de domination passée, comme un tracteur arrêté un après-midi sur les sillons d'un champ pas fini d'être labouré.
Macle de tessons, de cristaux, de blocs. La lumière y arrive droite, en repart droite, n'est entrée nulle part.
Le farouche noyau pétré attend, sur un corps vague, étranger, hétérogène, le clivage salutaire qui l'ouvre et le soulage enfin.
L'écart entre les contenus de l'enseignement de la psychanalyse et les difficultés de sa pratique sont pour l'essentiel à l'origine de toute recherche dans ce domaine. La nôtre a suivi et prolongé les travaux déjà entrepris sur le clivage du Moi. Notre intérêt n'était pas seulement théorique, chacun de nous étant confronté aux perturbations contre-transférentielles dans les cures de psychotiques mais aussi dans celles des cas limites et dans la rencontre éventuelle de pervers.
Nous voici donc à l'orée d'un travail dont le but est d'exposer les failles des fonctions les plus évoluées, les déroutes des défenses les plus fines, et l'émergence des manifestations psychiques les plus abruptes : celles des clivages qui permettent de dire en même temps « une chose et son contraire ». Il nous faut en parler