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Gérard Bayle nous propose un rapport copieux sur un sujet passionnant et difficile dont le temps disponible ne m'a permis qu'un survol panoramique.
Il y a une première oscillation de Freud jusqu'au rapport, entre réserver la notion de clivage aux états limites, aux perversions et aux psychoses, ainsi la psychanalyse resterait inchangée en ce qui concerne les névroses communes, et considérer au moins la possibilité d'un clivage du Moi chez l'ensemble des humains. C'est le « clivage potentiel » qui nous est proposé à partir de Freud, sa réalisation constitue un «clivage fonctionnel» dont j'ai considéré qu'il intervenait pendant la période d'évolution d'un travail de deuil normal (Nachin, 1979, 1986 et 1989), permettant la mise en latence du deuil dans un secteur du Moi tandis que les autres secteurs permettent au sujet de continuer à faire face aux exigences de la vie qui se poursuit.
Dans sa propre définition des « clivages fonctionnels », G. Bayle en étend beaucoup l'extension à la fois vers la genèse passée supposée du psychisme du sujet et dans la clinique des deuils non faits et des autres atteintes inélaborables. Cette proposition m'apparaît moins éclairante que celles de N. Abraham et M. Torok (1968, 1971, 1973) qui m'ont permis de distinguer, parmi la variété des clivages du Moi, les inclusions durables au sein du Moi liées en particulier aux deuils difficiles des « cryptes » au sein du Moi où le deuil est spontanément