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Je souhaite développer la question si importante de la relation de l'affect et du clivage que G. Bayle aborde d'ailleurs de façon tout à fait claire dans son rapport, en la liant à la répression, concept un peu flou, dont l'importance reste relativement limitée dans l'œuvre de Freud, mais qui occupe une place de plus en plus marquée dans la réflexion actuelle de nos collègues. Je rappellerai seulement le remarquable article de C. Parat à ce sujet. Cet article permet de saisir de plus près le problème posé par l'affect et le destin de l'affect qui reste tout de même le parent pauvre de la métapsychologie. On se souvient que son sort est réglé assez rapidement dans l'élaboration du refoulement, que plus tard, Inhibition, symptôme et angoisse reprend la question des transformations de l'affect, mais bute en partie sur la question de la douleur et du deuil. Qu'il soit réprimé, comme un éclat de rire, étouffé comme un sanglot, que le rire vienne au lieu des larmes ou que l'on pleure de joie, tout cela nous paraît aller de soi. Et pourtant, quelques rappels montreront que la répression mérite peut-être encore un effort de réflexion. On le sait, la répression des affects complète le refoulement qui porte essentiellement sur les représentations. Au contraire de ce dernier, elle est peu spécifique : son action entrave l'expression de l'affect qui est ainsi retenu, voire méconnu. Sa topique peut être située entre le préconscient et le conscient, ce que l'on appelle la 2e censure.
C. Parat considère que l'exemple le plus accompli de répression se réalise dans les névroses actuelles, les névroses d'angoisse, et elle en développe de façon très convaincante les parallèles possibles avec le destin des affects, surtout leur déficit.
On peut aussi admettre que la névrose obsessionnelle offre les exemples les plus clairs de répression et de déguisement des affects, bien que cela se passe