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C'est surtout à partir de 1900 - date à laquelle il a entrepris la première cure vraiment psychanalytique d'une hystérie - celle d'Ida Bauer immortalisée sous le pseudonyme de Dora1 - que Freud donne au concept de refoulement une place centrale dans l'hystérie, étendue par la suite au complexe d'Œdipe et à la « normalité » dont elle fournit le paradigme. Il est bien vrai que ce fil conducteur s'est avéré fécond pour le développement de l'œuvre freudienne.
Dans le cas Dora, Freud s'était surtout attaché à élucider la genèse de ses symptômes de conversion en définissant l'identification hystérique: elle résulte d'une identification aux deux parents sexuellement différenciés, mais ce niveau génital n'est que partiellement atteint, ce qui entraîne l'incomplétude et la labilité de ces identifications, sous lesquelles perce le processus primaire, ce qui sous-entend que le symptôme hystérique est à cheval entre ces deux niveaux, d'ailleurs condensés. Freud avait alors laissé dans l'ombre l'analyse de la dépression de sa patiente et celle de ses pertes de connaissance, ainsi que l'origine de la complaisance somatique, point d'appel d'une future localisation du symptôme hystérique sur une partie du corps. Et Freud n'avait pu alors préciser le mécanisme intime de l'identification; on sait qu'il avait d'abord été réservé vis-à-vis du concept d'introjection développé peu après par Ferenczi, qui montra ensuite que le clivage était un mécanisme de défense contre des traumatismes précoces ou violents, dépassant les capacités d'élaboration de la psyché de l'enfant. Or, c'est