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Un grand merci à G. Bayle et à ses collaborateurs pour l'outil de référence qu'ils ont mis à notre disposition. Il servira de base à nos réflexions à venir, tant par son tissu théorique que par l'ensemble des fils cliniques qui le traversent. J'ai cependant éprouvé la nécessité de commenter ce vaste travail par la mise en perspective d'un concept dont je n'ai pas trouvé mention et qui n'est pas réservé uniquement à la clinique de l'autisme. Je veux parler du démantèlement. D. Meltzer a introduit ce terme en 1975 pour décrire un mode de clivage dit «passif» et non pas actif, tel que le serait le clivage dont on parle habituellement. Ce sont les implications de cette différence que je veux essayer de cerner par cette courte intervention. A cet effet, je m'appuierai sur une réflexion portant successivement sur les concepts suivants : l'espace psychique, la liaison distinguée de l'intrication, le clivage et enfin le démantèlement. Je conclurai par une mise en perspective de ces différents points avec le concept de refoulement.
J'ai été frappée à l'intérieur du Rapport par les nombreuses références ayant trait au « collage » entre le Moi et l'objet. La dimension spatiale de la psyché est implicitement contenue dans une telle expression. Or nous devons remarquer que nous n'avons pas donné jusqu'à présent de statut véritablement métapsychologique au concept d'espace psychique. Nous parlons d'un « vécu » bidimensionnel ou tridimensionnel du rapport entre le Moi et l'objet, pour signifier que ces derniers sont dans une situation proximale extrême ou qu'ils ont intégré une certaine