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Il y a un paradoxe dans le rapport de Gérard Bayle, dont Cléopâtre Athanassiou-Popesco a souligné un des éléments : l'absence du démantèlement. Pourtant Donald Meltzer, qui a introduit ce concept, n'a pas été ignoré par le rapporteur. Par ailleurs, la notion de collage a été adoptée par le rapporteur pour sa clinique du clivage. Le collage, c'est l'adhésivité introduite par Esther Bick comme une identification précédant l'identification projective au sens de Melanie Klein. Identité adhésive ensuite, pour Esther Bick, pour préciser l'absence d'espace entre moi, ou plutôt self et objet, et éviter le mouvement objectai implicite dans le terme identification. Il revient à Meltzer d'avoir appliqué ce concept à la pathologie - l'autisme infantile, alors que Esther Bick y voyait une étape de la construction psychique normale, dans la constitution d'une « peau psychique ».
Pour moi, identité adhésive et démantèlement sont simultanés, et traduisent dans l'autisme un état inhabituellement rencontré de désintrication pulsionnelle. Le démantèlement, processus passif comme le souligne C. Athanassiou-Popesco, pose un problème économique : réversible, il n'est pas accompagné d'angoisse pour Meltzer. Il prend l'image du mur dont les pierres se disjoignent avec le temps et j'y vois la signature d'une pulsion de mort désintriquée devenue pure entropie. Il est donc bien différent du morcellement psychotique. Désinvestissement provisoire de la cohérence, il suppose que celle-ci ne s'est pas encore structurée en une unité. L'investissement pulsionnel se sépare dans les collages à la sensorialité. Gérard Bayle cite la théorie de Glover sur le moi de l'enfant : moi primitif qui ne serait qu'une « construction polymorphe », « combinaison de zones érogènes et de système de décharge » (p. 194). Il nous faut imaginer plus archaïque encore, des collages à des sensorialités en deçà des auto-érotismes comme y insiste Frances Tustin.
Je comprends donc Gérard Bayle de n'avoir pas trouvé de place pou