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« Les enfants qui s'effrayent du visage qu'ils ont barbouillé, ce sont des enfants ; mais le moyen que ce qui est faible, étant enfant, soit bien fort étant le plus âgé ! On ne fait que changer de fantaisie. »
Wilfred Bion disait que la rencontre entre l'analyste et son patient était celle de deux personnes placées dans la terreur. Bion connaissait la souffrance de penser quand l'objet ne peut être gagné par les sens. La pensée reste alors fermée dans l'interne, livrée au sensible. L'acte n'est pas loin.
Cet article a été écrit dans la préparation du Congrès de Madrid, puis remanié à sa suite. Je pensais qu'il aurait peut-être sa place comme communication dans le débat mais finalement la discussion du rapport de Gérard Bayle prit un tour qui ne me semblait pas permettre de situer ce travail dans la discussion à ce moment-là.
En effet, ce qui anime ce travail part de la constatation que dans certaines analyses c'est le retour de la perception déniée qui permet l'effacement progressif du clivage à la condition d'un travail (certains disent de tissage) du préconscient particulier à l'analyste et communiqué au patient. Au clivage du patient répond une capacité de l'analyste à se laisser cliver et perdre sans objet (préconçu).
C'est donc cet aspect du problème soulevé par Freud que je voudrais envisager maintenant. C'est-à-dire la question de la perception. Le déni de la perception et de l'hallucination se fait simultanément à celui de la méconnaissance