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Bien que les limites imposées aux prépubliés du Congrès nous obligent à être concis, j'aimerais exposer certains thèmes même s'il ne me sera pas possible de les élaborer aussi profondément qu'ils le méritent. C'est la raison pour laquelle ces thèmes constitueront à peine les prolégomènes de ma révision de la théorie de la sexualité.
J'ai choisi comme « point de départ » ce que Pontalis (1977, Entre le rêve et la douleur) a appelé l' « introduction du fétichisme » dans la théorie freudienne, c'est-à-dire la façon dont, face au complexe de castration, l'Œdipe trouve sa résolution dans la création du fétiche : il en découle une structure particulière de l'appareil psychique (Ichspaltung) qui entraîne à son tour chez l'homme un mode particulier de relation non seulement avec la réalité mais également avec sa sexualité. Et puisque la sexualité est transférentielle par nature, mon « point d'arrivée » consistera à replacer cette révision dans le cadre de la théorie de la cure analytique et à tirer quelques conclusions concernant le transfert.
Une révision de la théorie psychanalytique de la sexualité s'impose à nous chaque fois que nous nous trouvons confrontés, dans notre pratique, à ce que l'on appelle les « pathologies actuelles ». Une question initiale surgit alors: Pourrions-nous affirmer aujourd'hui, comme du temps de Freud, que toutes les