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Je suis à la fois reconnaissant et étonné d'avoir été invité à présenter un exposé introductif au sujet de la révision de la théorie psychanalytique de la sexualité. Tant de choses ont été écrites sur cette question depuis les Trois essais sur la théorie de la sexualité de Freud, qu'il serait absurde de chercher, sous forme résumée, à englober les modifications et les ajouts que Freud lui-même a apportés tout au long de son œuvre comme celles et ceux de ses successeurs et opposants à ce jour. Il m'a semblé plus pertinent de limiter ces remarques introductives à un tour d'horizon de la théorie et de restreindre mon étude au seul champ de la psychanalyse et à certains de ses chefs de file. Ceci ne diminue en rien la valeur des autres disciplines (qui incluent souvent des psychanalystes) telles que la psychiatrie, la biologie, la sociologie, l'anthropologie, etc., impliquées dans l'élaboration d'une théorie générale. Je n'ai pas l'intention d'aborder les troubles liés au transsexualisme, ni les multiples effets des infirmités graves telles que la cécité congénitale, pas plus que les effets des maladies génétiques. Je centrerai donc ma réflexion sur l'histoire bien curieuse que notre théorie de la sexualité a connue depuis la parution du livre de Freud, en soulignant au passage le fait que cette théorie a été abandonnée non seulement pas un grand nombre de personnes non analystes, mais également par nombre de nos collègues se réclamant eux-mêmes de la psychanalyse.
Freud ne se faisait guère d'illusions quant à la façon dont son livre serait