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Aux origines féminines de la sexualité de J. André s'inscrit dans la suite logique de La sexualité féminine1 du même auteur, mais l'hypothèse qui conduit des origines de la sexualité féminine à la « féminité des origines de la psychosexualité » annonce un changement de plan radical. Ce livre, au titre en écho d'autres titres2, propose l'idée d'une féminité constitutive de la psychogénèse de la sexualité humaine. La démonstration se déroule avec et contre Freud, qui n'aurait pu admettre une féminité primitive sans ébranler la cohérence de son corpus théorique.
Dès les premières pages, J. André, reprenant les théorisations contradictoires sur la question de la sexualité féminine, élaborées dès les années 20, adopte le parti de « Londres » (M. Klein, Jones) contre celui de « Vienne » dans leur controverse sur la connaissance précoce du vagin, mais avec un projet plus original : par une minutieuse analyse des textes cliniques et des élaborations théoriques freudiens, il pointe ce qui marque le travestissement, le refoulement d'une sexualité féminine précoce3 et entraîne le rejet des propositions novatrices de K. Abraham ou de L. Andréas-Salomé sur ce sujet. En outre, J. André, prenant au mot le conseil de Freud à la fin de sa conférence sur La féminité4, s'adresse