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Au moment où des athlètes handicapés réalisent pendant les Jeux para-olympiques des performances de haut niveau devant les médias internationaux, où un garçon mongolien (acteur avec Daniel Auteuil dans le film Le huitième jour) est projeté sous les feux de l'actualité en recevant un Prix d'interprétation à Cannes, le livre de Simone Sausse paraît opportunément pour témoigner du malaise que provoque le handicap dans notre société.
Au fil des chapitres, elle s'est attachée à tracer des lignes de réflexion permettant d'appréhender ce handicap qui choque… qui décourage… qui fait peur.
Travaillant moi-même auprès d'enfants dont les troubles de la personnalité évoluent souvent dans un sens déficitaire, j'ai été particulièrement sensible à certains chapitres du livre.
Je pense en particulier que Simone Sausse a tout à fait raison d'insister sur les aspects féconds de la rencontre avec ces enfants pas comme les autres, et sur l'orientation de son questionnement: « Qu'ont-ils à me dire? Comment peuvent-ils me le dire ? Où m'emmènent-ils ? »
Elle traduit le mouvement que suscite en nous cette rencontre avec des jeunes qui sont amenés à se créer une autre représentation du monde, pour peu que l'on puisse se laisser aller à l'idée qu'il est possible d'apprendre quelque chose d'eux. Alors que l'attitude inverse, déclenchée par la peur, conduit parfois à les considérer comme des étrangers, voire des intrus à rejeter.
Ceux qui, comme moi, ont eu la possibilité de rencontrer à plusieurs reprises pendant l'adolescence, puis à l'âge adulte, des jeunes qu'ils avaient