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A la thèse de « gain narcissique » occasionné par les traumas à venir dans l'après-analyse et développée par C. et S. Botella, M. Gagnebin, translatant le champ de l'analyse au champ de la critique d'art (l'homo post analyticus pourrait être ainsi considéré comme « l'artiste » de sa propre vie), propose, à son tour, une notion, celle de « greffe métaphorisante ». Elle donne trois exemples de ce phénomène qui mettent en évidence un travail de recréation douloureux et décisif. Déclenchée par le discours du critique, cette construction, sorte de « bouture signifiante », pourrait donc disposer parfois de pouvoirs comparables à ceux de l'interprétation psychanalytique, pouvoirs qui portent non sur l'artiste mais sur son œuvre en évolution.