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Au moment où la métapsychologie freudienne traverse une période critique et où il apparaît qu'au regard des options théorico-cliniques et pratiques, les psychanalystes sont divisés en fractions opposées, force est de constater combien les récentes reformulations de la théorie, en psychanalyse, ont pris pour cible la conception freudienne de la sexualité et des pulsions. Ceci a conduit certains courants de pensée psychanalytiques à adopter des positions radicales en décidant de se passer, dans une large mesure, des concepts de pulsion, de libido et de sexualité, tout en tentant de leur substituer d'autres hypothèses qui auraient l'avantage, aux yeux de ceux qui les prônent, d'être plus proches de la situation analytique.
A la suite de ses avancées dans le champ théorique et clinique, menées depuis plus d'un quart de siècle, André Green a toujours témoigné de son attachement à la place centrale et à la richesse conceptuelle – au regard de ce qui constitue le travail psychique – du sexuel et du pulsionnel, tels que Freud nous l'a laissé en héritage. De nombreux articles et chapitres de ses livres en témoignent amplement2, notamment l'un de ses derniers textes qui a donné lieu à une intervention très remarquée, Has sexuality anything to do with psychoanalysis ?3,