You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
L'auteur cherche à préciser le processus d'appropriation subjective de la temporalité, qui lui semble avoir été insuffisamment éclairé par les rapporteurs. En appui sur la petite étude de Freud sur la fugitivité (1916), il soutient que cette appropriation exige en toute hypothèse, en particulier dans la cure psychanalytique, la rencontre d'une expérience apparentée à celle de I' « inquiétante étrangeté », au cours de laquelle se met en place ce qu'il appelle une « quatrième dimension du temps ». L'émergence de cette quatrième dimension à valeur subjectivante implique qu'un investissement spécial puisse être porté sur le Soi comme tel, distingué en tant que lieu du sujet (du Ich comme sujet) des divers attributs, rôles et appartenances du Moi (du Ich comme Moi-objet ?). On est amené à envisager une sorte de semi-dédoublement, ou de clivage paradoxal donnant lieu à une forme de déni-non déni, au sens de P.-C. Racamier. Un tel dédoublement remet en cause l'origine identificatoire du Moi, en tant qu'il est constitué d' « emprunts faits à l'objet ».