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Dans nos fonctions thérapeutiques, en un sens, nous nous occupons toujours du temps, mais il est relativement rare que le temps soit le sujet central et spécifique de nos débats. Dans un exposé psychanalytique sur l' « expérience du temps », Hans Loewald nous rappelait à quel point les questions liées au temps étaient essentielles pour nous.
La mémoire, l'oubli, la régression, la répétition, l'anticipation, l'évocation, la représentation, l'influence sur le présent du passé en tant que pensées, sensations et actions ; le délai de gratification, les rythmes du sommeil et des périodes éveillées, les variations et les anormalités dans le sens du temps qui passe, la soi-disant Zeitlosigkeit du ça ; les valeurs, standards et idéaux comme catégories orientées vers l'avenir ; la permanence, la constance des objets et de l'identité du moi, tout cela est central dans notre activité. Ajoutons à cela la considération du temps dans notre méthode même de travail, notre programme fixe des heures et de la fin de chaque séance. De plus, la psychanalyse est inconcevable sans une théorie de l'évolution et de l'ontogenèse du développement mental… Des fixations, des délais, des détours, des arrêts, des sursauts, des jaillissements dans ce développement sont des éléments majeurs qui donnent forme à notre vie psychique et aux dérèglements de celle-ci, La reprise du travail émotionnel, Emotional reworking, dans le présent en fonction de ces facteurs du développement, mène à une intégration moins troublée, plus harmonieuse de la personnalité, et donc, à un certain degré, à une maîtrise de la forme du présent et de l'avenir… De quelle nature est notre expérience subjective du temps, objectivement mesurée par la montre en tant que durée ? Quelles déformations du temps objectif du monde pouvons-nous observer ? Comment les comprendre et les expliquer ? Des phénomènes tels que le « déjà vu », les « souvenirs-écran », les amnésies, les