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Des Logiques de l'inconscient aux Raisons de l'irrationnel quelle filiation mais aussi quel écart ! pas seulement linéaire, peut-être aussi topique. D'entrée de jeu, on ne peut rester insensible à la différence de style entre les deux écrits. Double indication pour qui veut bien y être attentif. D'abord celle d'une « mise en acte » dans des dispositifs d'écriture de la thèse exposée, à savoir la pluralité des logiques disponibles au même moment et pour un seul problème, comme l'incidence causale de leur sommation; deuxième indication : celle de l'intérêt pour le signifiant et ses procédures d'émergence, débat déjà explicitement ouvert avec Lacan et ce que M. Neyraut consigne comme « psychanalyse rhétorique ». Un fil conducteur pour la lecture se dégage ainsi de la lecture, elle-même diffractée. D'un côté il dissuade de concevoir une seule logique à l'œuvre et suppose à l'inverse de poursuivre la contemporanéité des pluriels. De l'autre il révèle la manière dont la thèse soutenue organise les parutions successives dans un ordre qui ne peut se confondre avec une progression mais relève d'un nécessaire renvoi mutuel. Ce renvoi atteste du coup d'un « reste » incompatible avec la préemption exclusive du signifiant sur le sens, ce qui est lourd de conséquences théoriques. On peut en effet considérer ce « reste » comme la manifestation dans l'écriture psychanalytique de l'écart théorico-pratique dont la clinique est porteuse, un écart qui confie sa trace à l'effet de ces « déplacements » répétés de texte en texte. On peut aussi y repérer une façon de positionner le texte analytique en inscription, par elle-même, d'emblée métapsychologique. Au demeurant deux manières de donner corps aux thèses de l'auteur sur la rationalité en psychanalyse, c'est-à-dire en matière de théorie de l'Inconscient : thèse d'un « surcroît » de la