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Un mot revient inlassablement au sommaire des revues américaines en ce moment : self disclosure, c'est-à-dire le fait pour l'analyste de s'autodévoiler à son patient dans sa réalité personnelle ou dans l'expression de son contre-transfert. A ce titre, il nous a semblé intéressant de souligner les implications de ce questionnement dans la conception même qu'on peut avoir de la rencontre analytique. Cette réflexion prolonge directement mon précédent article intitulé: « Controverse américaine à propos de la neutralité de l'analyste »1. C'est au Psychoanalytic Quarterly que je me référerai à travers deux articles, celui de Kimberlyn Leary qui traite, dans le n° 2, 1997, de la couleur de l'analyste dans la clinique contemporaine et celui de Barbara Pisier, paru dans le n° 3, 1997, à propos de la maladie de l'analyste. Les deux articles se situent dans le débat qui anime à l'heure actuelle la psychanalyse américaine sur l'intersubjectivité, « la cocréation du processus » et l'autodévoilement (self disclosure) de l'analyste à son patient pour le bien de la cure mais au mépris de ce que nous appelons neutralité et abstinence.
Nous connaissons déjà l'auteur du premier article, Kimberlyn Leary, pour son travail sur le postmodernisme2. Au passage, je bats ma coulpe pour l'avoir traitée au masculin tout au long de mon compte rendu. Elle pose une question