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Cet article aborde la question du « masculin » à travers le portrait composite de trois hommes ayant des traits « féminins » (antiphallicisme, liberté d'éprouver des émotions, capacité développée d'expression et d'être en phase avec l'autre). Leur portrait illustre la conception récente d'une masculinité hétérogène et particulière selon les différents groupes humains. L'analyse de ces trois cas montre que, tout comme ces hommes ne sont pas « féminins » au sens péjoratif du terme, ils ne sont pas « masculins » au sens conventionnel, défensif. Nous parlons plutôt d'une variété particulière du « masculin ». La masculinité n'est pas une réalité cohérente, susceptible de devenir l'objet d'une science généralisatrice. Il est peut-être préférable de la traiter par l'illustration de ses diverses formes. Il y a une tension conceptuelle entre le masculin essentialiste et la variabilité dans la construction de l'identité sexuelle masculine. Plutôt que de tenter de définir le masculin comme un objet, nous devons maintenir la tension, et parvenir à travailler à l'intérieur de catégories d'identité sexuelles établies tout en essayant de les transcender.