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Jean-Michel Porret a fait paraître l'an dernier un livre intéressant sur la sublimation, La consignation du sublimable (Paris, PUF, coll. « Le fil rouge »). Il vient de publier un nouvel ouvrage qui s'attaque hardiment aux problèmes les plus difficiles du rêve et, au-delà, de la représentation en général, de l'hallucination et de la symbolisation. Proposant des solutions souvent originales sur des points particulièrement obscurs et controversables de la théorie, il ne manque cependant jamais de les argumenter par une lecture serrée des écrits de Freud, qu'il connaît fort bien, et des travaux de certains de ses disciples, notamment Bertram Lewin et surtout André Green. De plus, depuis mon livre de 1979 (Le rêve et le moi, PUF, 1979), sauf erreur, il n'y avait pas eu en langue française d'ouvrage d'ensemble concernant le rêve. Celui-ci est donc particulièrement bienvenu…
L'arrière-scène du rêve comprend, outre une introduction et une brève conclusion, 28 chapitres distribués en trois parties, I : « L'écran et l'arrière-scène du rêve »; II : « La scène du rêve et la figurabilité »; et III : « Les vicissitudes du figurable et les échecs du travail du rêve ». Une bibliographie sélective de 65 titres clôture l'ouvrage.
I / Ce que J.-M. Porret appelle dans sa première partie « l'arrière-scène du rêve » illustre immédiatement ce propos de l'auteur que Freud est loin d'avoir