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La première phrase de l'éditorial de cette nouvelle revue annonce : « Théoriciens impénitents, les psychanalystes lacaniens ont la réputation d'être peu diserts sur leur pratique. Et voilà, pensera le lecteur, ce qui justifie la naissance de cette nouvelle revue. Encore faut-il ajouter que l'invention produite par le retour à Freud de Lacan a renouvelé la clinique psychanalytique et qu'il importe de montrer la fécondité et l'actualité de cette avancée. »
C'est prometteur, comme la très élégante maquette de couverture du n° 1 qui propose, sur 209 pages, 17 contributions d'auteurs provenant de 16 pays différents, répartis sur l'Europe, les Amériques et l'Australie. La direction de la revue est située à Boston et le comité scientifique ne comporte pas moins de 65 personnes provenant de ces mêmes horizons différents. Comment ne pas éprouver un petit mouvement admiratif devant cette coordination réussissant à se faire autour de ce propos annoncé : la clinique lacanienne ?
C'est à Philippe Julien qu'est confiée la rédaction du tout premier article intitulé : « Actualité d'une clinique lacanienne », et débutant par une affirmation qu'on pourrait risquer de prendre prosaïquement pour une dénégation : « Définir la clinique lacanienne n'est pas la mettre en opposition avec la clinique freudienne. » Cette contribution, courte, comme la majorité des articles proposés dans les deux premiers numéros de la revue, souligne en effet d'emblée que « le conflit se montre aisément à propos de l'interprétation dans la cure. Selon l'orthodoxie, l'interprétation prend place de deux manières ».
Suivons donc ce que nous propose l'auteur : il y a deux faces de l'interprétation, celle du transfert et celle des résistances, c'est dans le texte freudien. La clinique lacanienne dans son retour à Freud veut : « Lire l'originel de la découverte