You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Joyce McDougall, qui n'est plus à présenter aux lecteurs de la RFP, nous offre avec ce livre qu'elle a dédié à Piera Aulagnier une réflexion sur l'origine des processus de pensée et les avatars pathologiques qui se déploient dans les registres du somatique.
C'est avec plaisir et curiosité que nous parcourons avec elle le voyage psychanalytique qu'elle organise depuis ses premiers écrits. Les nombreux cas cliniques qui ponctuent ce chemin nous sont familiers de livre en livre. Nous l'accompagnons volontiers depuis son Plaidoyer pour une certaine anormalité, Théâtres du Je et Théâtres du corps. Eros aux mille et un visages nous emmène dans un parcours sur la sexualité humaine en quête de solutions.
Dans la partie du livre qui traite de féminité et sexualité, Joyce McDougall réévalue la question de la sexualité féminine, rappelant que Freud fut le premier à s'y intéresser vraiment sur le plan scientifique mais qu'elle resta pour lui une énigme.
Joyce McDougall rappelle que pour les Grecs, le phallus toujours érigé n'est pas le symbole de l'organe sexuel masculin mais celui de la fertilité, de la complétude narcissique et du désir érotique pour les deux sexes. Elle va s'attacher à décrire la structure psychosexuelle primaire dans la dialectique être et avoir, portée par les liens libidinaux: elle discerne cinq voies d'intégration de la constellation homosexuelle et œdipienne, tant chez l'homme que chez la femme :
1 / renoncer à vouloir posséder la femme pour le devenir;
2 / faire l'amour pour recréer l'illusion des deux sexes et perdre les limites narcissiques imposées par la monosexualité;