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Partant du fait que la sublimation représente en psychanalyse un concept inachevé et largement hypothétique mais qu'il apparaît, tout insaisissable soit-il, comme indispensable, la question d'une finalité sublimatoire de la cure sera examinée à la lumière des enseignements de la clinique, notamment celle des vicissitudes de l'économie narcissique chez des patients créatifs, et débouchera sur la reconnaissance d'une foncière ambiguïté du fonctionnement sublimatoire, véritable « aigle à deux têtes ». Il en découlera une prise de position prudente, récusant l'assignation d'une finalité sublimatoire au processus analytique et constatant qu'un bon mais également un mauvais usage peut être fait de la sublimation.