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L'analité se prête aux substitutions, comme Freud l'a montré (1917). C'est, en fait, la dimension anale tout entière (ses zones érogènes, ses pulsions, son but, les parties du corps du sujet et de l'objet, etc.) qui est à même d'occuper la place de la génita-lité, soit dans l'avant-coup (au cours du développement), soit dans l'après-coup (au moyen de la régression si celle-ci ne s'accompagne pas des mécanismes de défense névrotiques). Elle est alors plagiat et parodie de l'univers génital (cf. la description de la perversion dans les travaux antérieurs de l'auteur et, particulièrement, de la relation du pervers au temps).
L'aptitude à l'imitation et à la production du faux-semblant peut exister au niveau de l'éthique. Le Surmoi est alors remplacé par une pseudo-morale qui, à la discrimination autrement complexe et abstraite entre le bien et le mal, substitue les oppositions propre/sale, pur/impur. Il y a alors collusion entre le sujet et la Dame Blanche (la lessive Persil) ou la femme au balai (la Sorcière), représentations de la mère, de l'éducation sphinctérienne.
L'aptitude de l'analité à se substituer à l'univers génital lui confère une énorme valeur narcissique, en même temps qu'elle reste connotée négativement comme insignifiance et déchet (clivage).