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En toute sorte de discipline, il est accoutumé que soient de temps à autre suggérées des Questions pour demain, façon parfois de se dire que « Demain est un autre jour » et qu'il sera toujours temps d'affronter les rigueurs et les inconforts du déplacement théorique qu'exige toute tentative de réponse. A l'évidence, Jacques André a choisi de se situer à l'un de ces périlleux carrefours épistémologiques dont l'abord requiert à la fois de l'auteur une claire dénotation de son dessein, la maîtrise d'une argumentation de qualité et l'habileté à approprier les ressources de son discours à l'harmonie de son propos. C'est en effet à une conversion épistémologique qu'est ici, et dûment, convié le lecteur, c'est-à-dire à une mise à jour de la théorisation critique de la connaissance que sont présumées nous apporter, non seulement la pratique et la réflexion psychanalytique, mais encore, en leur amont, l' « apercevoir » psychanalytique, eut dit – peut-être – Condillac2.
Ce livre nous montre comment la mise en théorie de certaines des intuitions que Freud exprime comme une composante de la Connaissance – entendre ici le primat, non pas attribué, mais reconnu au phallus – le conduira en toute logique à « écarte(r) de son chemin ce qui déroge à sa logique binaire: l'avoir ou pas »3. Dès lors, et dans le sillage de cette certitude, tout le cortège des traits psychiques attribués, cette fois, à l'être féminin – complexe de virilité, inhibition névrotique, passivité, etc. –, les pourvoira