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Dans l'éditorial de ce n° 2 de 1997, le rédacteur en chef de la revue nous signale que, suivant les règles établies pour le fonctionnement de la Scandinavian Psychoanalytic Review, ce sera, à la suite de la Suède, du Danemark et de la Norvège, la Finlande qui assumera la responsabilité de l'édition à partir de février 1998. Henrik Enckell, à Helsinki, prend donc la succession d'Anders Zachrisson.
La première partie de l'ouvrage propose cinq publications: deux d'entre elles se centrant sur l'enfant: « Reconstruction dans une analyse d'enfant », par Kari Hauge, d'une part, et: « Valeur de l'observation d'enfant dans la formation psychanalytique », par Gudrun Bodin, d'autre part1.
Après avoir resitué la notion de construction et reconstruction en analyse, se référant au concept défini par Freud et repris par Blum, Phyllis Greenacre, Etchegoyen, Anna Freud et Sandler, Kari Hauge nous présente des séances, très vivantes, d'une analyse d'enfant: quatre séances par semaine, d'une cure qui « a duré 78 heures ». On voit travailler l'analyste, on la voit s'engager dans le rôle que lui assigne le petit patient et qui permettra à l'enfant « à la fois dans le jeu et par le transfert, de se reconstruire un self plus solide et mieux intégré ».
« Se construire un self », c'est également ce à quoi a travaillé Marita Torsti en particulier pour cette patiente qui, par l'imitation, avait trouvé un moyen de se défendre de tout ce que pouvait lui apporter l'analyste dans le transfert. Remettant en question la valeur développementale de l'objet transitionnel, décrit par Winnicott, Marita Torsti se demande, entre autres, dans sa contribution « Identité imitative: état de non-intégration », s'il n'est pas le signe d'un arrêt développemental plutôt qu'un auxiliaire du développement.
Le patient d'Esther Ringdal se défendait d'une intolérable angoisse par le recours à la perversion. Dans son texte « Ma réalité ou la vôtre? La perversion comme défense contre l'angoisse psychotique », elle présente