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Proust, écrivain-peintre, donne une grande place à la peinture dans la création littéraire et dans la réminiscence des souvenirs. L'image visuelle, « tourbillon de couleurs remuées », s'agence en une surface plane. Ce processus est à prendre en compte aussi dans l'émergence des associations en séance. Le petit pan de mur jaune éclairé fait émerger pendant toute la vie le souvenir œdipien. Il est à la clé de la jouissance devant le « petit pan de mur » de Vermeer. En cherchant le sommeil, le dormeur lui aussi reconstruit des « pans de mur qui tournoient », reliés aux souvenirs. Proust décrit dans l'intériorité mentale des sortes de miroirs magiques qui sont des tableaux intérieurs sur lesquels l'art de peindre permet de révéler des parties jusque-là cachées de la réalité. C'est l'angoisse de mort et l'attachement érotique à l'instant qui sont au cœur de l'émotion et de la tendresse.