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Le nouveau livre de Jean Cournut, Épître aux Œdipiens, vient inaugurer, avec deux autres ouvrages parus en même temps2, une nouvelle collection psychanalytique (« Épîtres ») publiée aux Presses Universitaires de France, collection dont on doit saluer l'avènement.
Sous le titre de son livre, qui vient rappeler que tout être humain est, par essence, voué à être un « œdipien », l'auteur aborde l'une des questions essentielles de la psychanalyse d'aujourd'hui: de nos jours, quelle place tient le complexe d'Œdipe, pour le psychanalyste, dans son écoute du matériel de ses patients, comme de la théorisation qu'il en fait?
Avec le style original, plein de saveur et d'humour qu'on lui connaît, Jean Cournut propose à la réflexion du lecteur une mise en perspective, ainsi qu'une réévaluation, de l'intérêt accordé aujourd'hui par l'ensemble de la communauté psychanalytique dans ses débats cliniques et théoriques:
— au complexe d'Œdipe, et à son corollaire, le complexe de castration, qui tous deux rendent compte de l'organisation pulsionnelle;
— à leurs butées et à leurs limites, qui peuvent, entre autres, renvoyer au « passionnel », ainsi qu'à l'organisation du « caractère »;
— au sexuel, enfin, trop souvent occulté, voire évacué, dans les courants de la psychanalyse contemporaine.