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Ce deuxième numéro de la revue de l' « Associazione Italiana di Psicoanalisi » se distingue entre autres par une initiative originale consistant à revenir sur un texte majeur de psychanalyse afin de le « revisiter ». Cela est fait tant par une (re)proposition intégrale du texte choisi que par l'invitation faite à des analystes contemporains de livrer leurs commentaires sur l'intérêt du travail en question ainsi que sur ses apports à l'égard des évolutions de la clinique actuelle. Les confrontations et les constats qui découlent de cet exercice peuvent bien servir de révélateur de ce qui dans la réflexion analytique de l'auteur retenu demeure novateur, mais aussi de ce qui, des idées de l'auteur, est partagé dans l'exercice quotidien de la pratique analytique de nos jours. Et ceci, par-delà les modèles propres aux écoles d'appartenance des discutants.
C'est peut-être l'article majeur, et en tout cas le plus souvent cité d'Eugenio Gaddini qu'on peut alors (re)lire avec un intérêt renouvelé dans ce numéro de Psicoanalisi. C'est une version intégrale, revue et complétée par un appareil critique de l'article sur l'imitation (On imitation, in Inter. J. Psycho-Anal., 50, 1969, p. 475-484), que nous pouvons lire ici.
E. Gaddini, dont des traductions de ses travaux vont enfin voir le jour prochainement aussi en français, fut une figure très significative de la psychanalyse italienne des années soixante. Ses intérêts de recherche clinicothéorique se sont portés sur l'investigation des conditions primaires de formation du Self et sur leurs retentissements dans la compréhension clinique des pathologies perverses, psychosomatiques et carentielles notamment.