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En s'étayant sur des éléments autobiographiques, l'auteur présente en 5 points le parcours de son travail d'élaboration analytique et d'écriture portant sur la transmission psychique d'un trauma collectif, le génocide des Arméniens de 1915 chez les descendants des survivants. Il explique qu'au sein d'une communauté survivant à un traumatisme de masse, l'incorporation des objets endeuillés, l'inefficience de l'interdit invalidé par le meurtre devenu loi, l'indifférenciation sexuelle aux effets incestuels, la déculturation dans l'exil hypothèquent lourdement les processus de transmission. Il s'interroge sur les modalités de la filiation après un meurtre collectif mis en œuvre et vécu dans le secret-condition déterminante de l'entreprise génocidaire dégagée par les historiens -, générateur d'un sentiment de honte et d'illégitimité dans la mesure où les référents propres à l'histoire collective des Arméniens de la diaspora n'existent généralement pas dans le monde où ils vivent, le génocide de 1915, non reconnu par l'État héritier du crime, ne s'inscrivant pas dans la mémoire occidentale.