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L'auteur envisage différentes formes de déni de l'expérience concentrationnaire et donne l'exemple de deux séances avec un patient déporté à l'âge de douze ans. Ce patient ponctuait son récit de la phrase: « Vous ne me croyez pas. » Celle-ci avait plusieurs fois été analysée comme une projection du déni du patient; mais l'interprétation ne prit effet que lorsque le thérapeute fit intervenir un matériel « tiers »: le récit d'un rêve raconté par Primo Levi, reflétant le même déni et clivage que celui exprimé par le patient. Cette procédure technique est commentée et les conséquences sur la mémoire des mécanismes de déni et de clivage sont évoquées.