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A travers l'analyse des textes des écrivains R. Antelme, P. Levi et J. Semprun, déportés et rescapés de la Shoah, est abordée la notion de latence collective, sur le modèle de la période de latence infantile qui pourrait rendre compte du délai écoulé entre les événements de la Shoah et la multiplication des récits à partir des années 1980.
Il semble que cette notion ne puisse pas être étendue telle quelle au collectif, mais contribue à une compréhension de la transmission différée dans le temps, à travers des mécanismes psychiques liés à la désexcitation ou désexualisation dans le registre du sadisme.