You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
L'auteur tente de dégager une contradiction propre à la problématique du transfert négatif: marquée à la fois par la nécessité de l'interprétation et la difficulté — voire l'impossibilité — de l'interprétation. Le transfert négatif, tout en étant défini comme ce qui identifie l'analyse par rapport aux autres traitements, est virtuellement porteur de l'échec ou de l'interruption des cures.
L'auteur interroge donc les conditions de son interprétation. Pour Freud l'interprétation suppose un transfert positif et se doit d'être « près du moi ».
Il conviendrait donc d'opposer deux pôles:
— hostilité intense et sentiment de préjudice: l'origine de la réalité psychique, étant perçue comme extérieure au sujet, est peu compatible avec son interprétation (le modèle serait la paranoïa);
— mouvements transférentiels accompagnés de l'investissement de leur interprétation.
On pourrait alors distinguer le transfert analysable, positif ou hostile, lié à l'investissement de la neutralité, et le transfert négatif où la confusion de la personne et de la fonction de l'analyse rend le statut de l'interprétation précaire.