You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
« Aussi bien, captif de son aliénation à Logos, le destin désirant du parlêtre honorera sa vassalité en payant son tribut à Anankè qui ordonne sa jouissance au regard de sa séparation de l'objet… D'où l'estampille attendue du poinçon ◇. »
Voilà comment Joël Dor donne à comprendre l'appellation de la nouvelle revue Logos ◇ Anankè, une revue sous l'égide des dieux dont Freud se réclamait, et qui tenterait, dans la ligne de Paul-Laurent Assoun, l'articulation de la conjonction du récit clinique et de sa conceptualisation avec la disjonction qui procède de la coupure, du clivage.
Donc une revue lacanienne, dont le premier numéro, consacré à la différence sexuelle, reprend pour une part les interventions faites au Congrès organisé par l'Espace analytique (Association de formation psychanalytique et de recherches freudiennes) en novembre 1998, sur le thème: « Psychanalyse et figures de la modernité ».
Le témoignage de Maud Mannoni qui, en 1997, évoque l'ensemble de son parcours psychanalytique et, entre autres, sa rencontre avec Winnicott, suivi d'un entretien accordé, en 1995, à la revue Clinica y analisis Grupal, indique l'orientation de la revue, née d'une séparation à partir du CFRP, fondé en 1982 par Maud Mannoni et P. Guyomard.
Ou plutôt, une revue néo-lacanienne: « Lacan sous sa forme inversée », pour reprendre le titre d'un des articles, ou encore Lacan critiqué, repensé, ou simplement même parfois ignoré? Tel pourrait être le paradoxe de cette nouvelle revue, dans laquelle Joyce McDougall résume dans « Sexualités et néosexualités » les grandes lignes de son livre Éros aux mille et un visages, et