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L'auteur rapporte deux cas illustrant la place et les fonctions de la projection. Comme mécanisme de défense, dans les névroses, elle est subordonnée au refoulement et dans les moments paranoïaques en cours d'analyse, elle s'oppose à toute réintrojection. Comme processus, elle est à comprendre dans ses rapports avec l'introjection. Au décours d'un épisode psychotique, le travail psychanalytique transforme petit à petit l'activité projective, dans trois de ses aspects significatifs (la compulsion à interpréter, un symptôme hallucinatoire et la projection directe sur l'analyste en séance) en activité transitionnelle au service du travail analytique.