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L'article traite des enjeux inconscients contenus dans certaines demandes de chirurgie esthétique à travers l'étude d'un cas clinique concernant un homme d'âge mûr, convaincu depuis la puberté que seule une correction esthétique du nez pourrait le soulager de sa souffrance. Face au traumatisme précoce de la mort de son père, et à la suite d'un deuil en suspens, son Moi fragilisé avait été en partie clivé dans un « collage » narcissique, solution de compromis devant une menace de désorganisation. Le nez, garant de sa ressemblance avec lui, était devenu la cible symbolique des projections de toute sa conflictualité inconsciente. L'hypothèse avancée est que, pour mortifère qu'elle ait été, cette fixation persécutrice circonscrite au nez avait peut-être eu la fonction salutaire de le préserver de dérives plus redoutables.