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Par un renversement essentiel, ce livre conduit à substituer à l'évidence du voir, un questionnement radical: Comment peut-on supporter de voir? Quels processus psychiques permettent de voir et en rendent l'expérience psychiquement tolérable?
Guy Lavallée, psychanalyste au Centre Ètienne-Marcel, nous propose une étude très élaborée des processus psychiques liés à la vision, qui s'inscrit dans la lignée des propositions de Didier Anzieu, ou inspirées par lui, sur les « enveloppes psychiques ». Il s'agit d'une théorie psychanalytique de la perception visuelle bien « contenue » par une théorie des enveloppes psychiques.
L'ouvrage s'appuie sur des expériences spécifiques et des pratiques menées sur une trentaine d'années. Psychanalyste, Guy Lavallée travaille notamment auprès d'adolescents psychotiques et il est chargé d'ateliers vidéo à l'hôpital de jour pour adolescents du Centre Ètienne-Marcel de Paris.
Il s'est intéressé aux rapports entre l'enfant autiste et les miroirs, aux angoisses psychotiques de certains adolescents par rapport aux miroirs et devant la caméra, ainsi qu'aux difficultés rencontrées par des aveugles qui recouvrent la vue: le monde peut leur paraître insensé, irréel, et ils vivent une grave crise psychotisante. Le monde visuel ne correspond pas aux formes spatiales