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« C'est à cause de, parce que, c'est de la faute à… » « Mettre l'analyse au service du dépassement d'une relation de non-réciprocité aux effets destructeurs. »
Nous ne pouvions pas laisser passer ce numéro de Topique qui, dans ses cent premières pages, reprend les actes d'un colloque en mars 1998 consacré à l'actualité de l'œuvre de Micheline Enriquez, dix ans après sa disparition.
Rassurons Eugène Enriquez qui ouvre ce numéro! L'œuvre de Micheline Enriquez est présente dans l'esprit de nombreux d'entre nous.
Eugène Enriquez, en lecteur complice et critique comme il nous le rappelle, offre dans son article « À la croisée des chemins: apathie ou civilisation » un texte irremplaçable pour qui veut aborder l'œuvre de Micheline Enriquez. Cet article reprend et approfondit la question de la position apathique, une formation psychique de la haine. Cette voie de désinvestissement affectif s'exprime entre autres par une prédilection particulière pour le discours idéologique. « Les mots sont démonétisés », écrivait Micheline Enriquez.
Nous étions soutenus à relire Sade, avec Micheline Enriquez lisant Eugène Enriquez. Merci de cette complicité militante et créative! La clinique analytique éclairait donc une part de la personnalité sadienne. Alors…
Les « analysants-parasites » sont là, cherchant à éviter toute souffrance psychique, menacés qu'ils sont d'« hémorragie psychique ». Leur pouvoir abusif sur l'entourage pourrait bien être l'enveloppe qui les protégerait de ces catastrophes.
Eugène Enriquez en vient à évoquer, dans ces univers psychiques, l'enchaînement au corps…, du mal. Un tel être subit l'Histoire, rivé qu'il est à la généalogie. Comme il peut l'être à une race ou à une civilisation, l'être rivé est obéissant totalement. Eugène Enriquez nomme ses sources: Lévinas, Gottfried Benn, Merleau-Ponty, Blanchot, Arendt, Milgram, etc.
Eugène et Micheline Enriquez remarquaient ou craignaient l'apparition accrue dans notre société de sujets apathiques et haineux.