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Face aux forces conjuguées des neurosciences, de la psychiatrie biologique ou encore de la neurophilosophie anglo-saxonne et son « négationisme » de l'inconscient freudien2, il est heureux que l'entreprise de Bianca et Bernard Lechevalier, à savoir un dialogue entre une psychanalyste et un professeur de neurologie très au fait des questions de neurosciences, ait vu le jour. Aux deux tiers de l'ouvrage, page 199, les auteurs, parlant du langage, livrent en passant ce à quoi l'écriture de ce livre tente de répondre: « le manque, pour les psychanalystes, de références prenant en compte le fonctionnement cérébral ». À la fin de leur texte ils précisent que si certains psychanalystes refusent tout échange avec des chercheurs ou des praticiens versés dans les neurosciences, en revanche beaucoup souhaitent l'ouverture d'un champ d'interrogation (p. 290), citant parmi ceux-ci, J. Hochmann, K. Pibram et I. McGill, A. Green, L. Garma, P. Fedida ou encore D. Widlöcher. C'est dans ce sens que C. David, préfacier du livre, interprète le travail de Bernard et Bianca Lechevalier: « Il s'agit pour eux de mettre en évidence – à partir, on le sait, d'observation et de pratiques, d'objets et de modes d'approche très différents – ce qui est susceptible d'être